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Historique des troubles « dys »

L’historique des troubles « dys »: l’origine de l’appellation.

Commençons par un aperçu historique des troubles « dys. C’est en 1887, que Rudolf Berlin (1833-1897), ophtalmologiste allemand, invente le terme de dyslexie. Son travail fait suite aux découvertes du médecin, anatomiste et anthropologue français Paul Broca (1824-1880), sur une zone du cerveau, qui porte aujourd’hui son nom. Celle-ci coordonne l’ensemble des mouvements impliqués dans le langage parlé. S’en suit alors, le travail du neurologue et psychiatre allemand Carl Wesnicke (1848-1905), qui donnera lui aussi son nom à cette autre zone cérébrale. Celle-là contient le siège de la compréhension orale et écrite. On invente à ce moment-là, le terme « dyslexie », du grec « dys » (qui exprime une difficulté) et « lexie » (le mot, la langue écrite). Ce qu’on comprend à l’époque comme une incapacité à lire.

On sait aujourd’hui, que les difficultés qui concernent les coordinations motrices, sont liées à un disfonctionnement au niveau de l’hémisphère droit. Les troubles autour du langage oral, de la lecture et l’orthographe sont localisées dans l’hémisphère gauche. Et l’hyperactivité vient d’une difficulté au niveau du cortex frontal. Des séries d’examens de type IRM ou ancéphalographie sur des personnes « ordinaires » et dites « dys », montrent des différences notables d’hyper ou d’hypo-activation dans les zones de Broca et de Wermicke.

 

Différentes approches qui nourrissent notre compréhension des « dys ».

Suite aux découvertes des médecins, les sciences de l’éducation mettent en place diverses pédagogies. Dans le domaine de la psychologie, David Wechlsler (1896-1981) psychologue roumain met au point en 1939, une échelle d’intelligence (futur WISC, encore aujourd’hui utilisé). Et la médecine et la psychiatrie continuent leurs recherches sur les causes. Plus récemment, les neurosciences et la génétique poursuivent l’historique des troubles « dys » en se focalisant sur leurs mécanismes, origines et conséquences.

 Ce qui se sait aujourd’hui:

Quelques pistes de compréhension sur les origines des troubles.

Certains spécialistes, comme le docteur, neurologue et enseignant, Michel Habib parlent de 10% des enfants scolarisés à être concernés. Pour eux, on peut accompagner l’individu à vivre avec, mais c’est une singularité de fonctionnement cérébral que l’on porte à vie.

Des études montrent que les causes seraient multifactorielles. On remarque d’autre part, que plus de 2/3 des gens concernés par ces troubles « dys » font partis du genre masculin. Par ailleurs des recherches faites sur des jumeaux homozygotes ou non, chez plusieurs générations de « dys » avérés, permettent de penser qu’il existe aussi un facteur génétique. Il n’y a pas de gènes à proprement parlé de la dyslexie, mais bel et bien plusieurs gènes marqueurs existant. Et pour finir, il semblerait qu’il existe aussi des facteurs environnementaux, impactant cette caractéristique. La présence importante de drogue, d’alcool, mais aussi, faits intéressants et notables, de plomb ou encore de mercure, dans le milieu fœtal entraînerait plus de risques. La présence de livres dans l’environnement dans lequel l’enfant grandit est aussi un facteur influant.

 

L’impact de l’apprentissage des langues pour un « dys ».

On remarque aussi que certaines langues, plus opaques, comme l’anglais, plus encore que le français, qui l’est déjà énormément; où pour représenter un son, il existe de multiples façons de l’écrire, et ou on note la présence de lettre dites « muettes » ; sont plus difficiles à apprendre pour les dys que pour les autres. Il y a donc un pourcentage plus important de personnes en difficultés et décelées, pour cette raison, dans certains pays que dans d’autres. Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, une langue comme le chinois est plus simple d’apprentissage pour un dyslexique, car s’il existe plus de caractères dans son alphabet (plus de 3000 !), chacun représentant un son, et est plus imagé, ce qui est un atout de fonctionnement majeur du « dys ».

 

Points communs chez les porteurs de troubles « dys ».

On est capable aujourd’hui, de faire des recherches en chirurgie éveillées. Ainsi, on demande à quelqu’un que l’on opère d’une tumeur cérébrale de rester conscient et de répondre à des tests, afin de repérer précisément les zones qui s’activent dans telle ou telle action. Cette technique permet par ailleurs, des opérations plus précises, un rétablissement plus rapide et fait avancer la science.

Grâce à cela, on sait que les capacités visuelle, auditive et motrice seraient actives en même temps chez le dys. C’est d’ailleurs pour cette raison, que certains professionnels mettent en avant la capacité de synesthésie des « dys ». Certains médecins demandent d’ailleurs à ce que l’on réunisse dans la constellation des « dys », d’autres troubles, comme le visio-spatial développemental, le syndrome hyperkinétique/déficit attentionnel, le trouble des conduites, de talents particuliers et d’autisme.

Toutes ces multiples découvertes neurologiques importantes pointent clairement du doigt le faisceau-arqué, que l’on pourrait comparer à un ensemble de câbles électriques, qui réunissent la zone de Broca et celle de Wermicke.

Les troubles « dys » sont très souvent, plusieurs à s’associer. C’est pourquoi, on parle de constellation des « dys », ou de « cerveau dys ». C’est lui, que les accompagnements et thérapies diverses se doivent de stimuler pour compenser les difficultés des « dys ». Voici donc, aujourd’hui où on en est dans l’historique des troubles « dys ».

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